Dossier n°2// Mouvement social · Octobre 2026

Mis à jour le 27 octobre 2026 · Ce dossier est susceptible d'évoluer au fur et à mesure des mobilisations.

Violences urbaines : quelles réponses politiques ?

Après un mois de mobilisation lycéenne, la journée du 17 octobre 2026 a été marquée par des violences et des pillages dans plusieurs villes. Les candidats à l'élection présidentielle ont répondu par des propositions sur la sécurité. Nous les recensons, puis les analysons une à une : les fiches sont publiées au fil de l'eau, après relecture par le Club Perlimpinpin.

Illustration « Les dossiers » : la statue de la place de la République vêtue d'un gilet jaune, et des graphiques
Illustration Perlimpinpin

1L'essentiel en deux minutes

Parti des lycées à la rentrée, le mouvement dénonce d'abord les professeurs non remplacés et des bâtiments vétustes, puis rejoint une contestation plus large du coût de la vie.

Le 17 octobre, des centaines de milliers de personnes défilent dans tout le pays. En marge des cortèges, des violences et des pillages touchent plusieurs grandes villes. Une semaine plus tard, le 24 octobre, la mobilisation reste forte mais recule, sous un dispositif de sécurité renforcé ; les interpellations sont deux fois moins nombreuses.

Les premières données judiciaires décrivent des hommes jeunes, souvent sans antécédent, mais elles ne portent que sur les personnes interpellées ou écrouées.

Notre question : les propositions des candidats peuvent-elles ramener le calme et la sécurité ? Nous les classons, puis évaluons chacune : efficacité, faisabilité juridique, coût, effets indésirables. Nous ne disons pas pour qui voter.

// En quatre chiffres

550 000

manifestants le 17 octobre selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon les organisateurs

Source : Politis

3 000

commerces au moins touchés par les violences et les pillages des 17 et 18 octobre

Source : Public Sénat

715

policiers et gendarmes blessés depuis le début du mouvement (bilan au 6 octobre)

Source : Euronews

53

mesures de sécurité relevées chez 11 candidats depuis le début du mouvement

Voir le relevé

Chiffres issus de sources publiques au 25 octobre 2026. Ils seront mis à jour.

2Qui propose quoi ? La carte des candidats

Nous avons relevé les mesures de sécurité annoncées par chaque candidat depuis le début du mouvement : interviews, conférences de presse, communiqués, messages publiés. Chaque candidat est placé selon la part de ses mesures dans chacun des trois leviers. Plus il est proche d'un coin, plus ses propositions portent sur ce levier.

La couleur indique l'orientation de ses mesures sur les méthodes et les équipements : davantage de capacités d'intervention pour les forces de l'ordre, ou davantage d'encadrement de l'usage de la force.

Renforcer les moyens du maintien de l'ordre
Renforcer la responsabilité des auteurs de violences et de leurs parents
Faire évoluer les méthodes et les équipements du maintien de l'ordre
  • Davantage de capacités d'intervention
  • Davantage d'encadrement de la force
  • Orientation mixte
  • Aucune mesure sur les méthodes

Ce graphique décrit des annonces, pas leur qualité : dix mesures ne font pas une réponse plus solide que deux. La qualité de chaque proposition est évaluée dans nos fiches notées, publiées une à une après relecture.

État des analyses : 11 fiche(s) publiée(s), 0 en relecture.

Une mesure distincte compte pour un. Les critiques sans proposition, les principes généraux et les demandes adressées au gouvernement actuel ne sont pas comptés. La position est calculée automatiquement à partir du relevé ; elle montre où chaque candidat met l'accent et ne juge pas la qualité de ses mesures.

Un candidat qui n'a formulé qu'une ou deux mesures se retrouve souvent dans un coin : sa position est alors moins significative. Le nombre de mesures relevées est indiqué pour chaque candidat.

Relevé mis à jour le 22 octobre 2026

Voir le relevé complet des prises de parole

3Les propositions des candidats analysées

Les propositions des candidats sont classées en trois leviers. Chacune est vérifiée (source, date, auteur) avant d'être ajoutée, puis analysée dans une fiche notée. Tant que la fiche n'est pas publiée, la proposition est signalée « Analyse à venir », sans note provisoire.

Certaines propositions ont été formulées après le 17 octobre. D'autres existaient déjà et ont été remises en avant. Chaque proposition porte une étiquette.

Ce que couvre ce dossier

Ce dossier porte uniquement sur les réponses en matière de sécurité : les moyens du maintien de l'ordre, la responsabilité des auteurs de violences, les méthodes et les équipements des forces de l'ordre. Les propositions sur l'école ou le pouvoir d'achat, au cœur des revendications du mouvement, font l'objet de fiches séparées.

Renforcer les moyens du maintien de l'ordre

Moyens humains, dispositifs exceptionnels, renforts mobilisables, compétences des forces de sécurité et modalités de déploiement lors de violences ou de troubles à l'ordre public.

Gabriel Attal

Renaissance

  • Annoncée après le 17 octobre19 octobre 2026RTL et message sur X, via L'Express

    Couper les réseaux sociaux pendant les émeutes

    Bloquer temporairement et de façon ciblée l'accès à certains réseaux sociaux pendant les émeutes, sur les territoires concernés.

    43/100Partiellement fondé

    Gabriel Attal veut que l'État puisse couper temporairement certains réseaux sociaux, sur les seuls territoires en émeute, pour casser les rendez-vous de casseurs et l'« effet de meute ». Le problème est réel : les violences du 17 octobre ont été organisées et amplifiées en ligne. Mais le mécanisme peine à convaincre. Les études sur les coupures pendant des troubles trouvent plus souvent une hausse des violences qu'un retour au calme, le contournement par VPN est documenté, et le précédent calédonien du candidat a été jugé illégal par le Conseil d'État. Peu coûteuse et cohérente avec son parcours, la proposition reste floue sur qui déciderait et pour combien de temps.

    • Opérationnalité & Moyens17/30
    • Efficacité7/30
    • Effets rebonds & Externalités9/20
    • Degré de préparation3/10
    • Alignement & Logique globale7/10

    Une mesure peu coûteuse et politiquement cohérente, mais dont l'efficacité n'est étayée par aucune preuve solide et dont le précédent invoqué a été annulé en justice.

    Lire la fiche complète

Dominique de Villepin

La France humaniste

  • Annoncée après le 17 octobre21 octobre 2026Chronique, La France humaniste

    Renforcer les polices municipales par contrat avec l'État

    Augmenter les effectifs opérationnels en passant des contrats avec les communes de plus de 3 500 habitants pour développer leurs polices municipales.

    60/100Plausible sous condition

    Dominique de Villepin veut que l'État passe des contrats avec les communes de plus de 3 500 habitants pour muscler leurs polices municipales. L'idée s'inscrit dans sa réponse aux violences du 17 octobre : plus d'agents sur le terrain, une police plus proche des gens. Le mécanisme est simple à mettre en place et cohérent avec sa ligne, qui préfère la proximité à l'armée. Mais les policiers municipaux n'ont pas le droit de faire du maintien de l'ordre : leur renfort jouerait surtout sur la tranquillité du quotidien, pas sur des émeutes. Le nombre d'agents visés, le coût et la durée des contrats restent, eux, totalement inconnus.

    • Opérationnalité & Moyens20/30
    • Efficacité14/30
    • Effets rebonds & Externalités15/20
    • Degré de préparation3/10
    • Alignement & Logique globale8/10

    Une mesure juridiquement simple et cohérente, mais mal calibrée face au problème des violences urbaines et non chiffrée.

    Lire la fiche complète

Repères pour juger de l'efficacité

  • Le 24 octobre, avec davantage de forces mobilisées et des parcours déplacés, les interpellations ont été deux fois moins nombreuses qu'une semaine plus tôt ; la part du dispositif dans ce recul n'est pas mesurable à ce stade. → voir
  • Les violences ont éclaté le même jour dans plusieurs grandes villes : la question posée est celle de la répartition des forces autant que de leur nombre. → voir
  • Le président de la République a lui-même évoqué des leçons à tirer sur le renseignement et l'anticipation. → voir
Contexte et constats

4Comprendre la crise

Pour savoir si une mesure de sécurité peut ramener le calme, il faut savoir d'où vient la colère, ce qui s'est passé et à qui la mesure s'adresse.

Le tri des certitudes

Où en sont les preuves au 23 octobre sur les questions les plus débattues.

  • La mobilisation est partie de revendications sur l'école, puis sur le coût de la vie.

    Établi

    Revendications explicites des organisations lycéennes ; heures de cours perdues mesurées par la statistique publique. → détail

  • Les violences ont eu lieu en marge des cortèges, sans en être la forme dominante.

    Documenté en partie

    Récits concordants des journalistes sur place. Le nombre de gardes à vue ne permet pas, à lui seul, d'estimer la proportion réelle d'auteurs. → détail

  • Les personnes écrouées sont surtout de jeunes hommes, souvent sans antécédent.

    Établi

    Établi pour les 186 personnes écrouées du 18 au 21 octobre ; pas forcément pour tous les auteurs. → détail

  • Les étrangers sont surreprésentés parmi les auteurs de violences.

    Signal à confirmer

    Écart brut parmi les personnes écrouées, non corrigé de l'âge, du sexe, du territoire ni des étapes judiciaires. → détail

  • Des acteurs étrangers ont amplifié la colère en ligne.

    Documenté en partie

    Campagnes coordonnées identifiées par une ONG ; rien n'indique qu'elles aient déclenché le mouvement ni changé les comportements. → détail

  • Une organisation coordonne les mobilisations à l'échelle européenne.

    Non démontré

    Mouvements simultanés et imitations revendiquées, mais aucun commandement commun identifié. → détail

4.1Une colère d'abord scolaire

Ce que réclament les lycéens

Le 5 octobre, l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante publient dix mesures d'urgence, soutenues par l'Unef, la Fage et Solidaires étudiant·es. Elles tiennent en cinq demandes.

  1. 01

    Des professeurs devant chaque classe

    Des postes de titulaires plutôt que des contractuels, un statut pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), et un infirmier, un psychologue et un conseiller d'orientation pour 500 élèves.

  2. 02

    Des bâtiments dignes

    Un plan d'urgence de rénovation du « bâti scolaire et universitaire délabré et insalubre », adapté aux fortes chaleurs.

  3. 03

    Des journées soutenables

    Une refonte des rythmes scolaires, une pause de midi d'au moins 1 h 30 et un retour sur la réforme du bac et du lycée.

  4. 04

    Un avenir après le bac

    250 000 places supplémentaires dans le supérieur dès 2027, des bourses revalorisées de 200 euros et la revalorisation des aides au logement.

  5. 05

    Être entendus, pas réprimés

    Plus de place pour les lycéens dans les instances des établissements, aucune sanction pour les absences liées à la mobilisation et des poursuites contre les membres des forces de l'ordre auteurs de violences.

« Restons calmes, restons dignes comme nos revendications. »
Ryad Rani, Union syndicale lycéenne

Sources :L'Etudiant Café pédagogique

La réponse du gouvernement : cinq chantiers

Le 4 octobre, le Premier ministre fixe cinq chantiers prioritaires : le remplacement des professeurs absents, les emplois du temps, les bâtiments (recensement des besoins urgents par les régions dès le 6 octobre), la transparence de Parcoursup pour 2027 et une réponse motivée à chaque proposition des conseils de la vie lycéenne. Les premières décisions, chiffrées, sont annoncées pour la fin octobre.

Source :L'Etudiant

Des griefs qui se mesurent

Ces revendications reposent sur des difficultés mesurables. Dans les collèges et lycées publics, 9,8 % des heures de cours n'ont pas été assurées en 2024-2025, surtout faute de remplacement des enseignants absents (7,5 points). Les lycées ont en moyenne 61 ans, 71 ans pour les lycées professionnels, et plus d'un tiers ont atteint leur capacité d'accueil.

Le mouvement s'élargit ensuite : les étudiants le rejoignent, puis une contestation plus large du coût de la vie, portée notamment par les gilets jaunes et des syndicats. La journée du 17 octobre marque cette convergence.

Trois niveaux se superposent : des causes de fond (conditions d'études, coût de la vie, défiance envers les institutions), des déclencheurs (professeurs non remplacés à la rentrée, hausse des prix, appel national du 17 octobre) et des accélérateurs (réseaux sociaux, convergence des colères, affrontements). Les mesures de sécurité analysées ici agissent sur le troisième niveau et sur les auteurs de violences ; les causes de fond relèvent d'autres politiques, analysées dans des fiches séparées.

Sources :DEPP, ministère de l'Éducation nationale Le Monde (5 et 17 octobre), repris par Santé-Environnement-Politique

Les dates clés

  1. 21 septembre

    Premiers blocages de lycées.

  2. Début octobre

    Le gouvernement annonce 3 000 professeurs remplaçants, jugés insuffisants par les lycéens.

  3. 6 octobre

    891 lycées sur 3 700 perturbés.

  4. 17 octobre

    Journée nationale contre la vie chère, rejointe par les lycéens. Violences et pillages jusqu'au 18.

  5. 18 octobre

    Allocution du président de la République, qui distingue manifestants et casseurs.

  6. 20 octobre

    L'Assemblée nationale crée une commission d'enquête sur les violences et le maintien de l'ordre.

  7. 23 octobre

    Les organisations lycéennes sont reçues à l'Élysée.

  8. 24 octobre

    Deuxième journée contre la vie chère, sous un dispositif renforcé : mobilisation en recul, violences en fin de cortège dans plusieurs villes.

Sources :Euronews Public Sénat Europe 1, d'après une note de la Chancellerie (AFP) Kaweru, dépêche du 23 octobre Le JDD

Prochains rendez-vous annoncés

  • 31 octobreTroisième date annoncée par la coordination des gilets jaunes.
  • 5 novembreGrève et manifestations à l'appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l'Unsa et de la FSU.

Dates annoncées au 25 octobre. Les dates passées sont ajoutées aux dates clés après chaque journée.

Sources :Kaweru, dépêche du 23 octobre Reuters, via Boursorama

4.217 octobre : la bascule

La journée réunit des cortèges très divers dans tout le pays. En marge, des violences touchent plusieurs grandes villes, dont Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Limoges : la mairie de Limoges et l'office de tourisme de Lyon sont incendiés, la mairie de Marseille est envahie, la résidence du préfet de Bordeaux est attaquée.

La réponse judiciaire est rapide : les personnes déférées l'ont été en vue d'une comparution immédiate, jugées dans les jours qui suivent. Les relaxes et les condamnations définitives ne sont pas encore connues.

Sources :Politis Public Sénat

De la garde à vue à la prisonPersonnes interpellées après les violences du 17 octobre, bilan au 21 octobre
  • Gardes à vue≈ 2 500
  • Déférées en vue d'une comparution immédiate917
  • Incarcérées174

Le lendemain, le bilan atteignait 217 incarcérations. Ces étapes ne disent rien de la culpabilité : une garde à vue n'est pas une condamnation.

Sources :Europe 1, d'après le ministre de la Justice Europe 1, d'après une note de la Chancellerie (AFP)

Voir les données
Gardes à vue≈ 2 500
Déférées en vue d'une comparution immédiate917
Incarcérées174

Avant le 17 octobre : un mouvement lycéen déjà très judiciarisé

Du 17 septembre au 13 octobre, le mouvement lycéen avait déjà donné lieu à 7 950 gardes à vue, dont 85 % de mineurs, et à 2 735 poursuites. Au 6 octobre, 215 élèves et 85 personnels de l'éducation avaient été blessés, selon le Premier ministre.

Sources :franceinfo, d'après le ministère de la Justice Euronews

4.324 octobre : l'épreuve du maintien de l'ordre

Pour la deuxième journée contre la vie chère, l'État change de dispositif. Environ 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, 10 000 de plus qu'une semaine plus tôt, avec des unités d'intervention spécialisées. Le président de la République annonce l'interdiction des rassemblements sans organisateur « légitime » et impose des parcours hors des centres-villes : à Paris, le cortège syndical est déplacé entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes, et la marche des gilets jaunes est interdite. Des manifestations sont aussi interdites à Lyon, Rouen, Le Havre, Nice, Chambéry, Le Mans et Grenoble.

Le ministre de l'Intérieur estime que « les cortèges se sont bien passés ». À Paris, le défilé se déroule dans le calme, mais des heurts éclatent en fin de cortège avec environ 500 casseurs selon le ministère ; la préfecture de police y compte 142 interpellations. Des commerces sont encore pillés ou dégradés dans plusieurs villes, et deux personnes sont grièvement blessées lors d'interventions des forces de l'ordre, à Toulouse et à Clermont-Ferrand.

Sources :Reuters, via Boursorama Le JDD France 3 Paris Île-de-France ICI Paris

Après le pic du 17 octobre, un premier reculManifestants lors des quatre grandes journées, selon les deux comptages
  • Ministère de l'Intérieur
  • Organisateurs
  • 6 octobre
    256 000
    450 000
  • 13 octobre
    161 500
    480 000
  • 17 octobre
    550 000
    800 000
  • 24 octobre
    410 000
    800 000

Les 17 et 24 octobre réunissent lycéens, étudiants, gilets jaunes, agriculteurs et syndicats ; les journées précédentes étaient surtout lycéennes et étudiantes. Le 24, la CGT annonce le même chiffre qu'une semaine plus tôt. Les deux comptages ne couvrent pas toujours les mêmes cortèges.

Sources :Euronews Euronews Politis Le JDD

Voir les données
Ministère de l'IntérieurOrganisateurs
6 octobre256 000450 000
13 octobre161 500480 000
17 octobre550 000800 000
24 octobre410 000800 000

Moins d'interpellations le 24 : ce que l'on ne sait pas encore

Le recul des interpellations peut tenir à plusieurs causes à la fois : un dispositif policier plus important, des parcours éloignés des centres-villes, des interdictions, une participation en baisse, une pluie continue toute la journée sur Paris et la moitié nord du pays, ou l'effet dissuasif des condamnations rapides prononcées après le 17 octobre. Les données disponibles ne permettent pas de mesurer la part de chacune. Le bilan judiciaire du 24 octobre (gardes à vue, poursuites) n'est pas encore connu.

Sources :ICI Météo-Paris, bulletin du 24 octobre

Manifestants (Intérieur)

550 000 → 410 000

La CGT annonce 800 000 participants les deux fois.

Source : Le JDD
Rassemblements recensés

430 → 289

Nombre d'actions comptées par les autorités sur l'ensemble du territoire.

Source : Le JDD
Forces mobilisées

≈ 60 000 → 70 000

Policiers et gendarmes déployés, soit 10 000 de plus le 24 octobre.

Source : Reuters, via Boursorama
Interpellations

≈ 2 400 → 1 314

Deux fois moins que le 17 octobre. 53 membres des forces de l'ordre ont été blessés le 24 (premier décompte).

Source : Police & Réalités, d'après le ministère de l'Intérieur

4.4Casseurs et pilleurs : ce que l'on sait vraiment

Il n'existe pas de portrait de l'ensemble des personnes qui ont cassé ou pillé. La seule donnée officielle détaillée est une note de la Chancellerie sur les 186 personnes écrouées entre le 18 et le 21 octobre. Elle décrit un groupe très masculin et très jeune : parmi les 25 ans ou moins, les 18-20 ans sont les plus nombreux.

Près de la moitié de ces personnes sont écrouées pour des pillages, un quart pour des affrontements avec les forces de l'ordre. Plus de la moitié n'avaient aucun antécédent judiciaire. Le profil est proche de celui observé après les émeutes de 2023, où près de 60 % des personnes interpellées étaient des primo-délinquants.

Sources :Europe 1, d'après une note de la Chancellerie (AFP) Sénat, rapport n° 521 (2023-2024)

Le profil des 186 personnes écrouéesPersonnes écrouées du 18 au 21 octobre, en %
  • Hommes
    95 %
  • De nationalité française
    70 %
  • 25 ans ou moins
    68 %
  • Sans antécédent judiciaire
    52 %

Source :Europe 1, d'après une note de la Chancellerie (AFP)

Voir les données
Hommes95 %
De nationalité française70 %
25 ans ou moins68 %
Sans antécédent judiciaire52 %
Ce qui leur est reprochéFaits principalement reprochés aux 186 personnes écrouées, en %
46 %
26 %
18 %
  • Pillage46 %
  • Affrontements avec les forces de l'ordre26 %
  • Les deux10 %
  • Autres faits18 %

« Autres faits » : part déduite du total ; la note ne les détaille pas.

Source :Europe 1, d'après une note de la Chancellerie (AFP)

Voir les données
Pillage46 %
Affrontements avec les forces de l'ordre26 %
Les deux10 %
Autres faits18 %

Nationalité : un chiffre à manier avec précaution

Selon la même note, 70 % des personnes écrouées sont de nationalité française, « presque tous nés en France ». La note ne précise pas le lieu de naissance des 30 % de personnes étrangères. Les étrangers représentent 9,1 % de la population vivant en France.

L'écart existe et mérite d'être étudié. Il ne mesure pas pour autant la part des étrangers, ni des personnes issues de l'immigration, parmi l'ensemble des auteurs de violences : les personnes écrouées ont franchi plusieurs filtres (interpellation, preuves, décision du juge), et la comparaison n'est corrigée ni de l'âge, ni du sexe, ni du lieu de résidence, alors que les violences se sont concentrées dans de grandes villes et chez de jeunes hommes. La proportion varie d'ailleurs selon l'étape de la procédure : en 2023, le ministre de l'Intérieur avançait 10 % d'étrangers parmi l'ensemble des interpellés.

Sources :Europe 1, d'après une note de la Chancellerie (AFP) Insee Public Sénat, d'après le rapport du Sénat sur les émeutes de 2023

Gilets jaunes, octobre 2026 : deux mouvements, deux profils

Le mouvement des gilets jaunes, à partir de novembre 2018, est le précédent le plus souvent cité. Les manifestants y étaient plus âgés : 45 ans en moyenne selon une enquête menée sur les ronds-points et dans les cortèges, avec presque autant de femmes que d'hommes, et près d'un sur deux qui manifestait pour la première fois. Les personnes jugées en comparution immédiate à Paris début décembre 2018 étaient surtout des hommes de 20 à 40 ans, souvent venus de province, le plus souvent en emploi et inconnus des services de police.

Le point commun avec octobre 2026 : des auteurs de violences souvent sans passé judiciaire. La différence : un public beaucoup plus jeune aujourd'hui, et un nombre de gardes à vue comparable atteint en quelques semaines, contre trois mois en 2018-2019.

Sources :Bedock, Bernard de Raymond, Della Sudda et al., enquête parue dans Le Monde (via Verso) Ifop, Jérôme Fourquet, note Focus n° 192

Qui manifeste ?

Gilets jaunes (2018-2019)

45 ans en moyenne ; 54 % d'hommes, 45 % de femmes ; 47 % de primo-manifestants

Octobre 2026

Lycéens et étudiants, rejoints le 17 octobre par gilets jaunes, agriculteurs et syndicats ; pas encore d'enquête sur les participants

Qui est jugé ou écroué ?

Gilets jaunes (2018-2019)

À Paris, surtout des hommes de 20 à 40 ans, souvent venus de province, en emploi et inconnus de la police

Octobre 2026

95 % d'hommes, 68 % de 25 ans ou moins, 52 % sans antécédent judiciaire

Réponse judiciaire

Gilets jaunes (2018-2019)

En trois mois : environ 7 500 gardes à vue et 1 800 condamnations ; fin mars 2019, 2 000 condamnations, dont environ 4 sur 10 avec de la prison ferme

Octobre 2026

En quatre semaines : 7 950 gardes à vue liées au mouvement lycéen, puis environ 2 500 après le 17 octobre

Blessés

Gilets jaunes (2018-2019)

En un an : 2 500 manifestants et 1 800 membres des forces de l'ordre, selon le gouvernement

Octobre 2026

Au 6 octobre : 215 élèves, 85 personnels de l'éducation et plus de 715 policiers et gendarmes ; 53 policiers et gendarmes le 24 octobre

Comparaison indicative : les périodes, les sources et les modes de comptage diffèrent. L'enquête sur les gilets jaunes repose sur 166 questionnaires, aux résultats présentés comme provisoires par leurs auteurs.

Sources :Bedock, Bernard de Raymond, Della Sudda et al., enquête parue dans Le Monde (via Verso) Ifop, Jérôme Fourquet, note Focus n° 192 LCP, audition de la ministre de la Justice Amnesty International, d'après les chiffres du gouvernement

Ce que ces données ne disent pas

Elles décrivent des personnes interpellées, poursuivies ou écrouées, pas l'ensemble des participants aux violences. Elles dépendent de l'endroit où se trouvaient les forces de l'ordre et des preuves réunies. Nationalité, immigration et origine sont trois notions distinctes (voir les définitions dans « Pour aller plus loin »). Aucune origine ne peut être déduite d'un nom, d'une photo ou d'une vidéo.

4.5Réseaux, IA, ingérences : les accélérateurs

Trois phénomènes se superposent en ligne, et il faut les distinguer.

La circulation de l'information

×3

Plus de 2,2 millions de messages sur X le 17 octobre, trois fois plus qu'au premier samedi des gilets jaunes en 2018. Des lycéens ont aussi utilisé l'IA pour rédiger leurs revendications, fabriquer des affiches et contacter des journalistes.

Source : Les Gens d'Internet, d'après Visibrain
La désinformation

6 millions

de vues sur X pour une seule fausse photo générée par IA, présentée comme prise pendant les manifestations. L'AFP a recensé plusieurs images de ce type.

Source : AFP Factuel, via Yahoo Actualités
Les campagnes coordonnées

639

publications du réseau russe Doppelganger, en 22 vagues entre le 2 septembre et le 14 octobre, vues environ 7,4 millions de fois, selon l'ONG Alliance4Europe.

Source : Alliance4Europe
Un récit migratoire surtout porté hors de FrancePart des publications attribuant les troubles aux migrants ou à l'islam, selon la langue, en %
  • Français
    3 %
  • Polonais
    13 %
  • Anglais
    19 %

Analyse d'environ 550 000 publications du 11 au 18 octobre. La fausse rumeur d'immigrés incendiant la mairie de Limoges a circulé 3,6 fois plus en anglais qu'en français. Un corpus de publications n'est pas un sondage d'opinion.

Sources :Le Grand Continent Alliance4Europe

Voir les données
Français3 %
Polonais13 %
Anglais19 %

Amplifier n'est pas provoquer

  • L'ONG ne trouve aucune preuve qu'un acteur étranger soit à l'origine des manifestations.
  • Aucune étude ne mesure encore si les vidéos de violences ont provoqué de nouveaux passages à l'acte, ou si elles ont seulement montré des violences déjà en cours.
  • Selon les comptes suivis, un même utilisateur pouvait ne voir que les cortèges pacifiques, ou que les pillages.

Source :Alliance4Europe

En Europe : des mouvements qui se réclament de la France

En Italie, des lycées sont occupés dès le 5 octobre à Turin, dans le sillage du mouvement français, avant une grève étudiante nationale le 16. En Grèce, plus de 10 000 élèves et enseignants manifestent le 21 octobre : « En Grèce comme en France, nous réclamons une éducation publique et gratuite. » En Belgique, des blocus de lycées sont décrits comme importés de France. Aucune coordination commune n'a été identifiée.

Sources :Euronews Italia AFP, via Bourse Direct Paris Match Belgique

4.6Apporter des réponses politiques aux violences

Ce qu'a fait le gouvernement

  • Le 18 octobre, le président de la République promet de « tirer toutes les leçons » du 17 octobre, notamment sur le renseignement et l'anticipation. Public Sénat
  • Le 19 octobre, l'état d'urgence est écarté ; les préfets peuvent instaurer des couvre-feux localisés et interdire certains rassemblements. Public Sénat
  • Le 22 octobre, le président de la République annonce l'interdiction des rassemblements sans organisateur « légitime » et des parcours de manifestation éloignés des centres-villes. Reuters, via Boursorama
  • Le 23 octobre, un conseil de défense se réunit ; le même jour, le président reçoit les organisations lycéennes et juge nécessaire une « refonte en profondeur » de Parcoursup. Des annonces sont attendues le 26 octobre. Reuters, via Boursorama
  • Le 24 octobre, environ 70 000 policiers et gendarmes sont déployés, 10 000 de plus que la semaine précédente. Reuters, via Boursorama

« Casseurs-payeurs » : deux textes au Parlement

Faire payer les auteurs de dégradations : l'idée fait l'objet de deux textes distincts. Le premier, présenté par le gouvernement, rend redevables des personnes présentes dans un groupement violent, même sans preuve qu'elles aient elles-mêmes cassé. Le second, déposé par des députés, ne vise que les personnes condamnées.

Sources :Banque des Territoires Assemblée nationale, proposition de loi n° 3305

Origine

Projet de loi du gouvernement

Présenté en Conseil des ministres le 16 septembre 2026

Proposition de loi n° 3305

Déposée le 13 octobre 2026 par Éric Michoux (UDR) et 23 autres députés

Qui paie ?

Projet de loi du gouvernement

Toute personne restée dans un groupement violent après un ordre de dispersion, même sans avoir elle-même dégradé, sauf « motif légitime » (journalistes, par exemple)

Proposition de loi n° 3305

Les seules personnes condamnées pour des destructions ou dégradations commises lors d'une manifestation ou d'un rassemblement

Combien ?

Projet de loi du gouvernement

Jusqu'à 10 000 euros par personne, réclamés par l'État

Proposition de loi n° 3305

La réparation intégrale des dommages qui leur sont imputables, sans plafond

Comment récupérer l'argent ?

Projet de loi du gouvernement

Saisie possible des allocations familiales, des aides au logement et, depuis l'examen en commission, du RSA

Proposition de loi n° 3305

Recours obligatoire de l'État, des collectivités et des assureurs qui ont indemnisé les victimes

Autres mesures

Projet de loi du gouvernement

Ajoutées en commission : drones pour identifier les participants, expulsion des étrangers condamnés, suspension de comptes en ligne, peine pour participation à un groupement violent portée à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende

Proposition de loi n° 3305

Parents tenus de payer solidairement les dommages causés par leurs enfants mineurs

Où en est-il ?

Projet de loi du gouvernement

Adopté en commission au Sénat le 21 octobre, débattu en séance à partir du 27 octobre ; il devra ensuite passer à l'Assemblée nationale

Proposition de loi n° 3305

Renvoyée à la commission des lois de l'Assemblée, pas encore examinée

Pour le gouvernement, il s'agit de « faire supporter aux auteurs des dégradations le coût de leurs actes ». À gauche, des parlementaires dénoncent une inversion de la charge de la preuve et une « fuite en avant répressive ». Le Conseil d'État a exprimé des doutes sur la capacité du texte à identifier précisément les auteurs.

Sources :Banque des Territoires Maire-info Journal du Net Assemblée nationale, texte de la proposition n° 3305 Datan

À noter : des textes déjà en discussion

  • La loi Ripost, adoptée le 21 juillet 2026, prolonge la vidéosurveillance algorithmique jusqu'en 2030, sans reconnaissance faciale. Maire-info
  • La commission des lois du Sénat a publié le 19 octobre un rapport intitulé « L'avenir du maintien de l'ordre : 30 propositions pour reprendre le contrôle ». Sénat

Nos fiches tiennent compte de ces textes lorsqu'ils concernent une proposition.

Pour aller plus loin

Des éléments de contexte utiles, mais secondaires pour juger les réponses de sécurité. Chaque bloc se déplie.

Étranger, immigré, descendant d'immigré : les définitions
Étranger

6,3 millions

Personne qui n'a pas la nationalité française, soit 9,1 % de la population. Environ 1 million sont nés en France.

Source : Insee
Immigré

8,0 millions

Personne née étrangère à l'étranger et vivant en France, soit 11,6 % de la population. Un immigré peut être devenu français.

Source : Insee
Descendant d'immigré

Non mesuré

Personne née en France d'au moins un parent immigré. Seules des enquêtes statistiques la mesurent ; aucune donnée n'existe sur les auteurs des violences d'octobre.

Source : Insee

À l'échelle des communes, les chercheurs de Sciences Po qui étudient les émeutes de 2023 relèvent que les émeutes de faible intensité ont davantage touché des communes plus ségréguées, comptant plus de familles nombreuses et d'immigrés ; les plus intenses, des communes avec davantage de familles monoparentales et de délinquance d'appropriation, une vie associative plus faible et une participation électorale plus basse. Une corrélation entre communes ne dit rien, à elle seule, des personnes qui y émeutent.

Source :LIEPP, Sciences Po

La situation des jeunes : études, emploi, confiance

En 2025, plus de 20 % des bacheliers professionnels n'ont reçu aucune proposition sur Parcoursup, contre 3,5 % des bacheliers généraux. Au 2e trimestre 2026, le chômage des 15-24 ans atteint 21,6 %, contre 8,3 % pour l'ensemble des actifs.

Selon la Banque de France, les embauches en CDI des 21-29 ans ont baissé de 28 % entre novembre 2022 et mars 2026 dans les métiers les plus exposés à l'IA, contre 8 % dans les moins exposés ; les auteurs y voient une association, pas un effet démontré. À l'échelle européenne, Eurofound ne constate pas d'éviction des jeunes de ces métiers.

En février 2026, avant le mouvement, 73 % des Français déclaraient faire confiance à la police et 60 % à leur maire, contre 22 % à « la politique » et 15 % aux partis.

Sources :Le Monde (5 et 17 octobre), repris par Santé-Environnement-Politique Insee Banque de France, Bloc-notes Éco n° 463 Eurofound Cevipof, Sciences Po

Les autres mobilisations en Europe

D'autres pays connaissent des mobilisations au même moment, avec leurs propres causes. Au Portugal, des dizaines de milliers de personnes manifestent à Lisbonne le 17 octobre contre la crise du logement. En Espagne, l'expulsion puis la mort d'une femme de 87 ans à Madrid déclenche manifestations et campements. En Albanie, des étudiants affrontent la police à Tirana pendant trois jours à la mi-octobre. En Serbie, le mouvement étudiant né fin 2024 suit une trajectoire propre.

Sources :Reuters, via Internazionale Al Jazeera Qatar Tribune, d'après l'AP

5Méthode, sources et relevé complet

Méthode et limites

Avant d'être ajoutée au dossier, chaque proposition est vérifiée : qui l'a formulée, quand, où, et avec quels mots. Une proposition sans source identifiable n'est pas publiée.

Chaque proposition retenue fait l'objet d'une fiche notée sur 100 selon le barème Perlimpinpin, puis d'une relecture par les adhérents du Club avant publication. Tant qu'une fiche n'est pas publiée, la proposition est signalée « Analyse à venir », sans note provisoire.

La partie « Comprendre la crise » s'appuie sur des statistiques publiques, des données judiciaires et des études, chacune datée et sourcée. Chaque chiffre important n'est détaillé qu'à un seul endroit. Les données judiciaires décrivent les personnes interpellées, poursuivies ou écrouées, pas l'ensemble des participants. Aucune origine n'est déduite d'un nom, d'une photo ou d'une vidéo.

Ce dossier compare des propositions de candidats différents. Il ne calcule donc pas de note d'ensemble.

Le dossier est mis à jour au fur et à mesure des déclarations des candidats et de la publication des fiches.

0-19 Irréaliste20-34 Fragile35-54 Partiellement fondé55-69 Plausible sous condition70-84 Solide et chiffré85-100 Exemplaire

Le relevé complet des prises de parole

Toutes les mesures relevées, candidat par candidat, avec leur date, leur support et un lien vers la source. Les mesures non comptées dans le graphique sont affichées avec la raison de leur exclusion.

Relevé mis à jour le 22 octobre 2026

Comment nous comptons

  • Sont relevées les mesures de sécurité annoncées par chaque candidat : interviews, conférences de presse, communiqués, messages publiés, chroniques, courriers.
  • Une mesure distincte compte pour un. Une mesure répétée n'est comptée qu'une fois, à sa formulation la plus récente.
  • Ne sont pas comptés : les critiques sans proposition, les principes généraux, les demandes adressées au gouvernement actuel (démission, excuses, enquête), les sujets hors sécurité.
  • Lorsqu'un candidat n'a formulé aucune mesure lui-même, les positions de son mouvement sont retenues.
  • Levier 1 — Moyens : effectifs, renforts, réserves, dispositifs exceptionnels, renseignement, compétences des forces.
  • Levier 2 — Responsabilité : sanctions pénales et civiles, procédures, mineurs, parents, prisons, déchéance, expulsion des auteurs.
  • Levier 3 — Méthodes et équipements : doctrine, techniques d'intervention, armes, technologies, formation, contrôle des forces.
  • Orientation (levier 3 uniquement) : « capacités » si la mesure accroît les moyens d'intervention ou de surveillance ; « encadrement » si elle limite ou contrôle l'usage de la force.
Gabriel AttalRenaissance · 6 mesures comptées
  • 19/10/2026· RTLLevier 1

    Déclarer l'état d'urgence si nécessaire

    Source
  • 19/10/2026· BFMTVLevier 1

    Renforcer la mobilisation des forces de l'ordre sur les lieux d'émeutes, avec suspension des congés, comme pendant les JO

    Source
  • 19/10/2026· BFMTVLevier 1

    Recourir temporairement à l'armée, notamment pour garder des monuments

    Source
  • 19/10/2026· RTL + message sur XLevier 1

    Bloquer temporairement et de façon ciblée certains réseaux sociaux pendant les émeutes

    Source
  • 19/10/2026· BFMTVLevier 3

    Recourir à la reconnaissance faciale et à l'IA pour identifier les auteurs

    Source
  • 19/10/2026· BFMTVLevier 2

    Interpeller les auteurs jusque chez eux et « faire des exemples »

    Source
  • 22/10/2026· RFILevier 2Non comptée

    « Faire payer ceux qui cassent »

    par Céline Géraud (porte-parole)

    Porte-parole, pas le candidat

Raphaël GlucksmannPlace publique · 5 mesures comptées
  • vers le 08/10/2026· franceinfoLevier 3Non comptée

    Arrêter l'usage des armes « létales » (question posée sur le LBD) face aux lycéens

    Reprise dans le plan du 22/10 (prop. 8) : fusionnée

    Source
  • vers le 08/10/2026· franceinfoLevier 3Non comptée

    Doctrine de désescalade : dissocier lycéens pacifiques et casseurs

    Reprise dans le plan du 22/10 (prop. 8) : fusionnée

    Source
  • 19/10/2026· RTLNon comptée

    Réponse « extrêmement ferme » des autorités

    Principe général, sans mesure

  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise (réunion à Matignon), réseaux sociauxNon comptée

    Prop. 1 à 6 : école, jeunesse, salaires, carburants

    Hors périmètre sécurité

    Source
  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise, prop. 7Non comptée

    Tirer les conclusions des commissions d'enquête parlementaires sur le 17 octobre

    Engagement sans mécanisme, lié aux enquêtes en cours

    Source
  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise, prop. 8Levier 3

    Mettre fin à l'usage des armes mutilantes dans les manifestations

    Source
  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise, prop. 8Levier 3

    Adapter le maintien de l'ordre et le renseignement au traitement des petits groupes violents et mobiles

    Source
  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise, prop. 8Levier 3

    Mieux encadrer les flux pour faciliter le parcours des manifestants pacifiques

    Source
  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise, prop. 9Levier 1

    Obliger les plateformes à retirer en temps réel les appels à la destruction, sous peine d'amende jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires ou de suspension encadrée

    Source
  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise, prop. 10Levier 2

    Responsabilité de l'État pour les dégâts, avec recours contre les auteurs

    Source
  • 22/10/2026· Plan de sortie de crise, prop. 10Non comptée

    Accélérer l'indemnisation des victimes, chômage partiel pour les très petites entreprises

    Indemnisation, hors sécurité

    Source
Marine Le PenRassemblement national · 3 mesures comptées
  • 18/10/2026· Réseaux sociaux (vidéo)Levier 2

    Principe du « casseur-payeur »

    Source
  • 19/10/2026· Allocution au siège du RNLevier 2Non comptée

    Majorité pénale à 16 ans, comparution immédiate dès cet âge, réforme de l'excuse de minorité

    par Jordan Bardella

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • 19/10/2026· CNews / Europe 1Levier 2Non comptée

    Centres spécialisés pour mineurs avec peines courtes immédiates

    par Jordan Bardella

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • 19/10/2026· CNews / Europe 1Levier 2Non comptée

    Créer des places de prison

    par Jordan Bardella

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • 19/10/2026· CNews / Europe 1Levier 2Non comptée

    Peines minimales pour qui s'en prend aux forces de l'ordre (« tu touches à un policier, tu dors en prison »)

    par Jordan Bardella

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • 19/10/2026· CNews / Europe 1Levier 2Non comptée

    Suspension des allocations familiales / des aides sociales

    par Jordan Bardella

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • 21/10/2026· franceinfoLevier 2Non comptée

    Faire payer les casseurs « à vie », par prélèvement sur les allocations ou le salaire

    Précise la ligne casseur-payeur : fusionnée

    Source
  • 21/10/2026· franceinfoLevier 2

    Faire payer les parents des mineurs

    Source
  • 21/10/2026· franceinfoLevier 2

    Responsabilité solidaire de ceux qui restent sur un pillage après les sommations

    Source
David LisnardNouvelle Énergie · 3 mesures comptées
  • vers le 04/10/2026· BFMTVLevier 2

    Faire payer les dégâts aux auteurs et, s'ils sont mineurs, à leurs parents

    Source
  • 10/10/2026· BFMTVLevier 3

    Revoir la doctrine pour intervenir dès les premiers troubles

    Source
  • 22/10/2026· ICI Azur (franceinfo)Levier 2

    Placer des multirécidivistes connus en détention provisoire pendant les manifestations

    Source
Jean-Luc MélenchonLa France insoumise · 5 mesures comptées
  • antérieur· Site « Désintox » LFILevier 3

    Doctrine de retenue et de désescalade

    par La France insoumise

    Source
  • début oct. 2026· Commission des loisLevier 3

    Interdire les LBD et les grenades mutilantes

    par Antoine Léaument (député LFI)

    Source
  • début oct. 2026· Commission des loisLevier 3

    Dissoudre la Brav-M

    par Antoine Léaument (député LFI)

    Source
  • début oct. 2026· Commission des loisLevier 3

    Remplacer l'IGPN par une structure indépendante

    par Antoine Léaument (député LFI)

    Source
  • 18/10/2026· LCINon comptée

    Indemniser immédiatement les commerçants pillés

    Hors sécurité (indemnisation)

    Source
  • 20/10/2026· Réunion publiqueNon comptée

    Aucune mesure de sécurité énoncée

    Pas de proposition

    Source
  • 22/10/2026· Lettre au Premier ministreLevier 3

    Interdire les « armes de guerre » dans les manifestations

    par M. Bompard, M. Panot, M. Aubry

    Source
Édouard PhilippeHorizons · 10 mesures comptées
  • 24/08/2026· Le FigaroLevier 2Non comptée

    Amende de responsabilisation scolaire pour certains parents

    Avant le 21/09 et hors contexte des violences

  • 18/10/2026· BFMTVLevier 2

    Instaurer des peines planchers

    Source
  • 18/10/2026· BFMTVLevier 1

    Renforcer le renseignement (« muscler notre jeu »)

    Source
  • 18/10/2026· BFMTVNon comptée

    Commission d'enquête sur l'anticipation des événements

    Demande sur le passé, déjà réalisée

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreNon comptée

    Accélérer le texte élargissant les prérogatives des polices municipales

    Véhicule législatif : son contenu est compté ligne à ligne

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 1

    Permettre aux policiers municipaux de sanctionner les tags

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 1

    Élargir les contrôles d'identité des policiers municipaux

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 1

    Associer policiers municipaux et nationaux pour protéger les bâtiments publics

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 1

    Permettre de porter plainte auprès de la police municipale

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 3

    Autoriser les grenades de désencerclement pour les policiers municipaux armés

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 3

    Permettre aux maires de demander le survol de drones

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 3

    Caméras municipales avec IA : publier les décrets de la loi Ripost (VSA)

    Source
  • 20/10/2026· Courrier au Premier ministreLevier 3

    Reconnaissance faciale par les maires, sous contrôle d'un juge, pour protéger les bâtiments publics

    Source
Bruno RetailleauLes Républicains · 6 mesures comptées
  • 18/10/2026· Message sur XLevier 1

    Déclarer l'état d'urgence

    Source
  • 19/10/2026· Conférence de presseLevier 2

    Adopter une loi « anti-casseurs »

    Source
  • 19/10/2026· Conférence de presseLevier 2

    Déchoir de la nationalité les binationaux auteurs de pillages ou de violences

    Source
  • 19/10/2026· Conférence de presseLevier 2

    Majorité pénale à 15 ans pour les crimes et délits les plus graves

    Source
  • 19/10/2026· Conférence de presseLevier 3

    Nouvelle doctrine : protéger les pacifiques, aller au contact, interpeller les casseurs

    Source
  • 19/10/2026· Conférence de presseLevier 3

    Ne pas présumer fautive l'action d'un policier en intervention

    Source
  • 19/10/2026· Conférence de presseNon comptée

    Fermeté sur l'entrée et le séjour des étrangers

    Immigration, hors périmètre

    Source
Fabien RousselPCF · 3 mesures comptées
  • 04/10/2026· BFMTVLevier 3

    Revoir la doctrine pour protéger les jeunes manifestants et ne pas exposer les policiers en première ligne

    Source
  • 04/10/2026· BFMTVLevier 2

    Faire juger les jeunes auteurs de violences

    Source
  • 04/10/2026· BFMTVLevier 3

    Faire juger les policiers fautifs et les commissaires ayant donné des ordres inappropriés

    Source
  • 18/10/2026· Message sur XNon comptée

    Critique d'un maintien de l'ordre « agressif » avec les pacifiques et « absent » face aux casseurs

    Critique, sans mesure

    Source
Marine TondelierLes Écologistes · 1 mesure comptée
  • antérieur· ProgrammeLevier 3Non comptée

    Interdire les LBD40 et les grenades mutilantes

    par Programme Les Écologistes

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • antérieur· ProgrammeLevier 3Non comptée

    Démanteler les unités de type BRAV-M

    par Programme Les Écologistes

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • antérieur· ProgrammeLevier 3Non comptée

    Abroger les dispositions de la loi de 2017 sur l'ouverture du feu

    par Programme Les Écologistes

    Position du parti, non comptée : la candidate a formulé ses propres mesures

    Source
  • 17/10/2026· Déclarations (L'Humanité)Levier 3

    Revoir la doctrine de maintien de l'ordre

    Source
  • 18/10/2026· Message sur X / AFPNon comptée

    Démission du ministre de l'Intérieur

    Demande visant le gouvernement actuel

    Source
Dominique de VillepinLa France humaniste · 2 mesures comptées
  • 18/10/2026· ChroniqueNon comptée

    « Force doit rester à la loi », sanctionner sévèrement, refuser la surenchère

    Principes, sans mesure

    Source
  • 21/10/2026· ChroniqueLevier 1

    Mobiliser une réserve citoyenne en coopération avec les forces de l'ordre

    Source
  • 21/10/2026· ChroniqueLevier 1

    Contrats avec les communes de plus de 3 500 habitants pour développer leur police municipale

    Source
Éric ZemmourReconquête · 9 mesures comptées
  • vers le 08/10/2026· Déclaration à la presseLevier 2

    Rétablir la loi anti-casseurs de 1970

    Source
  • vers le 08/10/2026· Déclaration à la presseLevier 2

    Faire payer les casseurs et leurs parents

    Source
  • vers le 14/10/2026· JDDLevier 2

    Supprimer l'excuse de minorité

    Source
  • vers le 14/10/2026· JDDLevier 2

    Supprimer le juge de l'application des peines

    Source
  • vers le 14/10/2026· JDDLevier 2

    Remplacer les centres éducatifs par des prisons pour jeunes

    Source
  • 18/10/2026· Plan en 4 mesures (plateaux TV, X)Levier 2

    Rétablir les peines planchers

    Source
  • 18/10/2026· Plan en 4 mesures (plateaux TV, X)Levier 2

    Expulser les étrangers interpellés

    Source
  • 18/10/2026· Plan en 4 mesures (plateaux TV, X)Levier 2

    Déchoir de la nationalité les binationaux condamnés

    Source
  • 18/10/2026· Plateaux TVLevier 3

    Appeler les forces de l'ordre à « aller au contact et réprimer les pilleurs »

    Source
// Sources
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