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SMIC à 2 000 € : une hausse actée contre l'avis des experts

Marine Tondelier
Marine TondelierLes Écologistes · 2 septembre 2026

Le résumé de Perlimpinpin IA

Marine Tondelier veut porter le SMIC à 2 000 € brut dès 2027, soit environ 7 % de plus que ce que donnerait la seule indexation automatique. Sur ce point précis, la mesure fonctionne forcément : la loi fixe le salaire minimum, la hausse de rémunération est donc garantie pour tous les smicards. Le problème est ailleurs.

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Emploi et chômage
Mesure initiale

Porter le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à 2 000 € brut par mois dès 2027, soit une hausse discrétionnaire d'environ 7 % au-delà de la seule revalorisation automatique par indexation, en accompagnant les très petites et petites/moyennes entreprises ainsi que les associations d'un ajustement à la baisse du taux réduit de l'impôt sur les sociétés et de la taxe sur les salaires.

Objectif visé

Augmenter la rémunération des smicards

Détail du score

Opérationnalité & Moyens

22/30

Efficacité

14/30

Effets rebonds & Externalités

7/20

Degré de préparation

4/10

Alignement & Logique globale

6/10

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Extrait analysé

Sources publiques
Porter le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à 2 000 € brut par mois dès 2027, soit une hausse discrétionnaire d'environ 7 % au-delà de la seule revalorisation automatique par indexation, en accompagnant les très petites et petites/moyennes entreprises ainsi que les associations d'un ajustement à la baisse du taux réduit de l'impôt sur les sociétés et de la taxe sur les salaires.

Le raisonnement complet

Mesure reformulée

Mise en contexte dans le programme

Contexte national

Contexte international

Analyse par critères

Opérationnalité & Moyens22/30

Sur le plan légal et administratif, rien ne bloque : relever le SMIC et ajuster deux taux fiscaux sont des décisions ordinaires, déjà pratiquées par le passé et administrables par les services existants. Le point faible est budgétaire : la mesure dégrade mécaniquement les finances publiques par deux canaux distincts (coût accru des allègements de charges, manque à gagner fiscal), sans que le nouveau taux, le nouveau seuil ni le coût net ne soient chiffrés.

Efficacité14/30

Sur son objectif premier, la mesure fonctionne à coup sûr : fixer un SMIC plus haut augmente mécaniquement la rémunération de tous les salariés payés à ce niveau. Mais l'instance officielle chargée d'évaluer ce type de décision recommande explicitement de ne pas aller au-delà de l'indexation, ce qui affaiblit fortement la note sur l'objectif plus large (qualité et quantité d'emploi). Le volet compensatoire souffre en outre d'un défaut de ciblage documenté : la taxe sur les salaires ne concerne quasiment pas les TPE/PME, sa cible réelle étant les associations.

Effets rebonds & Externalités7/20

Le risque documenté est net : la mesure aggraverait mécaniquement une trappe à bas salaires déjà sévère, avec des taux marginaux de prélèvement dépassant 75 à 80 % entre 1,2 et 2 SMIC, sans que les seuils de sortie des prestations soient ajustés. Aucun mécanisme correcteur n'est prévu pour cette compression salariale déjà à l'œuvre autour du SMIC.

Degré de préparation4/10

Le degré de préparation reste faible : ni le nouveau taux ni le nouveau seuil des deux leviers fiscaux ne sont précisés, et le coût net de l'ensemble n'est chiffré nulle part. Seul le montant cible du SMIC (2 000 €) a pu être corroboré par une source indépendante, le volet compensatoire reposant uniquement sur le texte transmis.

Alignement & Logique globale6/10

Le principe d'accompagner une hausse du SMIC par un geste fiscal ciblé est cohérent dans son intention. Mais la logique interne présente une incohérence de ciblage entre les deux leviers cités : la taxe sur les salaires, présentée comme protégeant les TPE/PME, profite en réalité presque exclusivement aux associations, laissant les petits employeurs commerciaux dépendre du seul levier de l'IS.

Longévité des effets

Impact temporel et sectoriel

Ce qui est établi

Ce qui est probable

Ce qui est discutable

Ce qui est inconnu

Angles morts et effets de bord

Verdict final

Relever légalement le SMIC ne pose aucun obstacle juridique et augmente mécaniquement la rémunération de tous les salariés payés à ce niveau. Mais l'instance officielle chargée d'évaluer ce type de décision déconseille explicitement d'aller au-delà de la seule indexation automatique, pointant un SMIC déjà le plus élevé d'Europe en proportion et une trappe à bas salaires que la mesure ne traite pas. Le mécanisme censé protéger les petits employeurs vise en partie à côté : la taxe sur les salaires, présentée pour les TPE et PME, ne les concerne presque jamais dans les faits. Le principe d'un accompagnement fiscal est cohérent, mais son calibrage reste à démontrer.

Sources utilisées

  • poligraph.fr, fiche Marine Tondelier, mesure « Passer le salaire minimum à 2 000 euros brut par mois dès 2027 » (192 mesures sourcées)
  • Groupe d'experts sur le SMIC, Rapport 2025, France Stratégie, publié le 12 décembre 2025 (strategie-plan.gouv.fr)
  • info.gouv.fr, « Le SMIC revalorisé le 1er juin 2026 » : SMIC brut mensuel 1 867,02 €
  • legifiscal.fr, taux de l'impôt sur les sociétés 2026 : taux réduit 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles
  • impots.gouv.fr, « Mon association peut-elle être redevable de la taxe sur les salaires » : champ d'application de la taxe sur les salaires (employeurs non assujettis à la TVA sur au moins 90 % du chiffre d'affaires)
  • Document de référence Perlimpinpin, 0_Objectifs de politique publique.docx (section 3.3 Emploi et chômage : ancrage L111-2-1 du code de la sécurité sociale, cadre OCDE Stratégie pour l'emploi 2018)
  • Document de référence Perlimpinpin, Emploi & Chômage.docx (données pivots)
Fiabilité de l'analyse
Niveau de confiance
Moyenne

Haut sur le mécanisme central (montant cible du SMIC, effet mécanique sur la rémunération, recommandation officielle de prudence sur un relèvement discrétionnaire), établi par des sources primaires ou quasi primaires convergentes. Moyen sur l'attribution exacte du mécanisme de compensation fiscale : seul le montant cible de 2 000 € brut a pu être corroboré de façon indépendante (poligraph.fr) ; le détail précis du volet IS/taxe sur les salaires n'a pas été retrouvé mot pour mot dans une source indépendante lors de la recherche menée pour cette fiche et repose sur le texte transmis pour cette analyse.

Limites identifiées

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Méthode transparente

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Sources publiques

Données vérifiées et citables.

Analyse relue

Par des experts et journalistes.